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Forte protestation devant l’Ambassade de Pologne contre les persécutions anticommunistes

 

Le KKE et la KNE ont organisé lundi matin, le 3 décembre, devant l'ambassade de Pologne à Athènes un rassemblement de protestation avec le slogan « Ne touchez pas les communistes polonais. Ne touchez pas les monuments communistes - antifascistes. Toutes les persécutions anticommunistes doivent cesser ici et maintenant ».

En criant des slogans comme « Solidarité à la lutte des peuples, non aux persécutions des communistes » et « Vos menaces ne nous intimident pas, même en Pologne. Ne touchez pas les communistes », les manifestants ont condamné l'escalade de l'attaque anticommuniste par le gouvernement polonais, qui est en train de promouvoir des modifications du code pénal polonais visant à interdire les symboles communistes à travers leur assimilation inacceptable aux « symboles fascistes ».

En même temps, ils ont exprimé leur solidarité avec les membres et les cadres du Parti communiste de Pologne qui seront jugé à nouveau le 7 décembre, avec les accusations intolérables  et sans fondement de « promotion publique d’un système totalitaire » à travers le journal « Brzask » et le site Web www.kompol.org .

Le député européen du KKE et membre du CC du Parti, Kostas Papadakis, a rencontré le Secrétaire des Affaires politiques de l'ambassade, auquel il a présenté un document pertinent. De son côté, le représentant de l'ambassade a invoqué la constitution anti-communiste du pays qui assimile de manière provocante le communisme au fascisme.

Dans sa déclaration, K. Papadakis a souligné: « Nous voulons condamner toute persécution anticommuniste qui est en cours pendant cette période en Pologne. Le gouvernement polonais, les autorités judiciaires promeuvent des procès contre les communistes, contre le Comité de rédaction de leur magazine, avec des charges pouvant déboucher sur une peine de prison de deux ans, au nom de la promotion des régimes totalitaires.

 

Demonstration Embassy of Poland

C’est une théorie inacceptable, provocatrice et sans base historique assimilant le communisme au monstre du fascisme. De telles poursuites sont également en cours contre des scientifiques de l'Université de Szczecin où ils sont persécutés parce qu'ils ont organisé un séminaire sur le 200e anniversaire de la naissance de Marx, ainsi que les persécutions contre des manifestants qui portaient le 1er mai par exemple des chemises portant la photo de Lénine. Ce sont des persécutions inacceptables, il s’agit d’une position particulière, anticommuniste, adoptée par le gouvernement et encouragée par l'Union européenne. Nous voulons en particulier condamner la position de l'UE, qui tout ce temps encourage, soutient et justifie les persécutions anticommunistes. Il est révélateur  que dans une réponse récente à une Question posée par le Groupe du KKE au Parlement européen, la commissaire (de l’UE) a déclaré qu'il ya des États membres qui ont adopté une telle approche de leur histoire, c'est-à-dire avec de l’anticommunisme.

En même temps, nous avons posé une question au représentant de l'ambassade par rapport à l’enlèvement de la plaque sur le monument Dziwnow en Pologne, qui est consacré aux soldats de l'Armée démocratique de Grèce qui sont morts dans ce pays. C’est une action inacceptable qui a déjà provoqué la colère et l'indignation de milliers de réfugiés politiques grecs et leurs descendants qui vivent et travaillent en Pologne. Selon le représentant de l'ambassade, une « correction » a été apportée au monument après des décennies et la plaque  qui cite la liste des soldats morts du DSE a été enlevée. C’est une insulte envers les morts de la lutte, envers les réfugiés politiques, et constitue une diffamation de la lutte d'un peuple entier et de la période de la guerre civile, mais surtout une diffamation de la position moderne des communistes, de leur activité, de leur effort pour révéler la pourriture de ce système d'exploitation barbare.

Parce que leur objectif fondamental est de frapper les communistes parce qu'ils présentent une proposition politique qui peut renverser ce système d'exploitation barbare et amener la construction du socialisme qui est la seule issue, la seule perspective.

Nous demandons ici et maintenant que toutes les persécutions anticommunistes soient cessées, qu’aucun communiste ne soit pas persécuté, qu’aucune autre mesure ne soit pas prise, comme celles promues par le gouvernement polonais (interdiction des symboles, destruction de monuments etc.). Et nous les avertissons que ce n’est pas la seule action dans laquelle nous nous engagerons. Nous continuerons résolument à exprimer notre solidarité avec les communistes polonais, à côté des réfugiés politiques qui lutteront jusqu’à la fin pour leur histoire et la mémoire de leurs ancêtres, parce que l'organisation de la lutte ne s'arrête pas. Nous continuerons jusqu'à la justification finale».

Le rassemblement à Athènes s’est tenu pour exprimer la solidarité à l’égard du Parti communiste de Pologne, à la suite d’un appel de l’Initiative communiste européenne. Des interventions similaires ont eu lieu dans plusieurs pays européens.